Match nul?
Tel un amateur de hockey au grand soir du début de la vrai saison,à savoir les séries éliminatoires, j’étais présent devant mon écran, comme bien des Québecois j’en suis sûr, à regarder ce débat tant attendu.
Je dois dire que je n’ai pas été déçu:le rythme était bon, les réparties cinglantes et on sentait une certaine animosité pour agrémenter le tout.
Ceci étant dit,à l’ouverture,André Boisclair, paraissait le plus nerveux des trois. Cette nervosité s’est cependant rapidement dissipée avec les premiers échanges.
La majorité des médias et chroniqueurs s’entendaient hier matin pour parler d’un match nul.
Pas si sûr! Car il faut regarder de près quelles étaient les objectifs pour chaque candidat.
Jean Charest se devait de faire trébucher Mario Dumont car ce dernier est en montée et il est de plus en plus évident que cela fait du tort aux libéraux.
Mario Dumont devait rassurer ses nouveaux électeurs et envoyer un message clair établissant sa crédibilité. Il devait démontrer qu’il pourrait réellement être une alternative valable pour les électeurs déçus par les partis traditionnels.
André Boisclair devait stopper l’érosion des ses appuis,prouver à ses supporters qu’il est le leader souverainiste tant attendu.
Charest n’a pas atteint son objectif. Certe, il était calme, rassurant et solide mais il a trop joué sur la défensive et n’a pu ébranler Mario Dumont.
Mario Dumont est apparu sans complexe quel qu’il soit. Il a utilisé des mots simples et mordants, multipliant les images que tour électeur peut visualiser facilement. Son tour de passe-passe avec la note de service du ministère du transport lui a permis de déstabiliser Jean Charest . Mais c’est un pari risqué car il faudra voir l’impact et la valeur réelle dudit document une fois la poussière retombée.
Boisclair a surpris tout le monde par son agressivité et sa tenacité. Il a imposer son rythme à ce débat, au risque de paraître peut être aux yeux de certains un brin impoli. Il a démontré une bonne maitrise des ses dossiers. Bref, il a été solide.
Donc je crois qu’à court terme, André Boisclair a été le vainqueur mais suivi de près par Mario Dumont. Jean Charest est en train de payer le prix de sa stratégie du départ. Celle d’une campagne un peu “pépère” et sans risque. Son bilan de mandat ne lui donnant pas assez de combustible pour faire toute une campagne. La panne sèche est toute proche.
Maintenant il faudra voir l’évolution de tout cela dans les prochains jours car plusieurs points sont sortis de ces échanges.
En effet, il est clair maintenant que Mario Dumont n’est pas souverainiste,cela est clairement ressorti des derniers échanges.
Mario Dumont n’a même pas cherché à nous convaincre de la force de son équipe et de la validité d’un quelconque cadre financier pour ses engagements de campagne.
André Boisclair malgé sa belle prestation a t-il réussi à toucher les gens ?
Jean Charest réussira-t-il à tourner à son avantage l’incident des documents surprises?
Il est possible que des gains à court terme s’évanouissent très rapidement
Publié: mars 15th, 2007 dans Les élections au Québec.
Commentaires: 1
Comments
Comment from BBFocus
Time: 23 mars 2007, 18:45
Un Québec essouflé!!!
A la veille d’élections au Québec, je me permets de partager mes impressions sur une campagne que je prévoyais, comme bien des gens, accusatrice et irrespectueuse, mais ceci à dépassé mes « peurs ». Dans quelques jours, nous devrons décider quel parti est le mieux placé pour aider les Québécois à diminuer leurs peurs quant à tout ce chaos des dernières années; à diminuer tout ce ressentiment qui s’est installé dû à des pertes d’emplois en bloc ou à cette vitesse d’assimilation qui est définitivement trop rapide pour nous le peuple dit moyen. Les familles voudront sauter à pieds joints sur la proposition irréaliste de Dumont qui permet à des mamans de rester à la maison, certes, mais qui nous plongera dans un chaos économique encore plus grand. Les gens malades, qui en ont contre les listes d’attente, voudront sauter sur l’offre Boisclair qui promet de faire quelque chose après avoir créer cette déconfiture en envoyant à la retraite des milliers de médecins et infirmières, erreur encore coûteuse à ce jour. Les gens qui ont peur du changement et qui ne veulent pas que notre condition de citoyen se détériore encore plus, sauteront eux sur l’offre Charest. Donc il y a des promesses pour tout genre confondu de Québécois. Mais qu’en est-il de la réalité? De cette réalité qui veut que nos parents continueront de vieillir et d’avoir recours aux soins de santé; de nos enfants qui continueront de naître et pour qui nous aimerions assurer un certain avenir sans trop de dettes? De cette réalité de la mondialisation, qui a fait en sorte qu’en l’absence ou abolition de fixation de quotas par nos gouvernements, les pays émergents sont entrés ici comme dans un « buffet Chinois à volonté » et nos entreprises n’ont pu concurrencer ces prix dérisoires pour des travaux exécutés bien souvent par des enfants? Et notre gouvernement dit « Il faut Innover, moderniser nos équipements, fabriquer des produits à haute valeur ajoutée »…Ben oui, c’est clair, mais les pays émergents eux, deviendront aussi des pays manufacturiers de produits à haute valeur ajoutée, Boisclair a dit que les yeux bridés étaient nombreux à Harvard donc ils vont eux aussi trouver le truc. A quelle vitesse devrons-nous innover pour garder le haut du pavé? On risque de « s’enfarger » à ce rythme là. Qui a proposé une offre ou une solution pour diminuer le ressentiment montant envers les communautés immigrantes et leurs volontés d’accommodements? Personne et ceci tout simplement car il n’existe pas de solution autre que chacun pour soi, décider si nous voulons vivre ensemble ou non et selon quelles modalités. Ma famille est immigrante et lorsqu’elle a choisi de venir s’établir au Canada et plus particulièrement au Québec, à Sherbrooke elle m’a laissé ceci en héritage et j’en prends bien soin. Les abus font les lois, je m’en souviens! Le Québec est ESSOUFLÉ et personne n’a pensé, dans cette campagne, à offrir un répit, une forme d’espoir autre que des rêves irréalisables. Comme bien d’autre, je dois faire un choix, peu importe lequel je dois faire mon devoir de citoyenne et je vais le faire car les plus grands chiâleux sont ceux qui n’exercent pas ce droit de vote. Si on offrait un voyage à tout citoyen québécois, et qu’il voyait à quel point on a la chance de s’exprimer ici, et que la démocratie est une grande richesse, peut-être que les choix seraient plus faciles à faire, du moins apprécier ce que nous avons ici. Je souhaite à tous, une bonne nuit de sommeil le 25 et un choix selon ses valeurs et non selon des promesses qui ont été mal chiffrées et qui offrent un rêve éveillé.
Je nous souhaite, à tous, un bon choix!
Bianca Battistini



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